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Sainte Thérèse, Apôtre de la Miséricorde
Ma vocation, c'est l'Amour

Mgr A.M. de Monléon

« Tout le monde m'aimera » a dit sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, et c'est bien vrai ! Dans la banalité du quotidien de sa vie au Carmel de Lisieux et au milieu de ses souffrances, elle sait qu'elle sera aimée de tous. Sa simplicité, sa droiture, son amour de la nature, sa vivacité, sa soif de vérité, « je n'ai jamais cherché que la Vérité » ont touché des millions de personnes. Son regard étonné, profond et pénétrant, ravive, dans l'âme de ceux et celles qui regardent ses photos, les grands désirs de leurs coeurs d'enfants. La confiance éperdue de Thérèse en l'amour miséricordieux de Dieu est la source et l'inspiration fondamentale de sa vie et de ses écrits. Elle y revient constamment comme à un enseignement majeur de l'Évangile, chemin de confiance et d'abandon, « petite voie » d'une « course de géant ». Elle est l'apôtre de la Miséricorde.

Notre difficulté à entrer dans ce message, c'est que nous ne savons pas ce qu'est la Miséricorde de Dieu, si nous n'y avons pas goûté : « Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur » (Ps 33 (34), 9). Nous n'osons pas croire en son immense compassion pour la misère des hommes.

« Moi, si j'avais commis tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance ; je sens que toute cette multitude d'offenses serait comme une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent ». Thérèse sait le poids de ténèbres du péché ; elle a goûté l'angoisse de ceux qui, ayant rejeté Dieu, se trouvent devant l'abîme du néant. Elle a été transpercée par la Miséricorde infinie du Rédempteur portant le péché du monde.

Mais alors, faudrait-il, pour connaître la Miséricorde inépuisable de Dieu Bon, être un grand pécheur, de sorte que les chrétiens moyens que nous sommes, ni saints ni criminels, ne pourraient connaître cette prédilection ?

Précisément, Thérèse nous apprend, par sa « petite voie » que la Miséricorde est aussi, sinon davantage, pour les petits, ceux dont les faiblesses sont quotidiennes. Il y a une miséricorde particulière de Dieu pour ceux qui ont les mains vides de mérites, de vertus, de grandes oeuvres, mais aussi de grands péchés. Une miséricorde pour les tièdes que Jésus n'aime pas particulièrement, sauf dès l'instant où ils remettent à sa miséricorde leur tiédeur, leur affadissement, et se livrent, avec audace, à lui, comme de simples instruments.

Thérèse sait que Dieu est un Père d'une infinie tendresse pour ses enfants. Par Lui et en Lui, toute chose prend de la valeur, même ce qui paraît être un échec. Tout est appel à sa Miséricorde. Thérèse n'a pas eu une vie facile et elle a vécu sa vie de prière comme un combat. Elle s'est efforcée de faire les choses bien ordinaires de sa vie, avec un amour extraordinaire. La sainteté n'est pas compliquée, vivreChrétiennement est simple.

L'expérience montre que toutes sortes de personnes dans le monde sont attirées par « la Petite Thérèse ». Elles éprouvent, mystérieusement, la proximité de son amour pour Dieu et pour tout homme. Sa compassion, son réalisme humain et spirituel, sa manière de répondre aux prières sont des éléments auxquels personne n'est insensible.

Dans un monde où il y a beaucoup de souffrances, de désarrois, le courage de la foi de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus redonne l'espérance. Elle a éprouvé l'urgence de faire connaître l'amour du Christ au monde entier, parce qu'elle s'est livrée à l'Amour. Thérèse a été missionnaire. À son exemple, nous sommes invités à ouvrir des chemins qui permettent aux hommes et aux femmes de notre temps, de rencontrer Jésus. Au coeur de la mission, il y a d'abord la rencontre et l'amour de la personne de Jésus, la découverte de la Miséricorde infinie.

(Extrait de Suivre les pas du Christ, pp. 140-142, – Mgr A.M. de Monléon, Parole et Silence, 30 juin 2014)

Sainte Thérèse, Apôtre de la Miséricorde
Ma vocation, c'est l'Amour

Mgr A.M. de Monléon

« Tout le monde m'aimera » a dit sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, et c'est bien vrai ! Dans la banalité du quotidien de sa vie au Carmel de Lisieux et au milieu de ses souffrances, elle sait qu'elle sera aimée de tous. Sa simplicité, sa droiture, son amour de la nature, sa vivacité, sa soif de vérité, « je n'ai jamais cherché que la Vérité » ont touché des millions de personnes. Son regard étonné, profond et pénétrant, ravive, dans l'âme de ceux et celles qui regardent ses photos, les grands désirs de leurs coeurs d'enfants. La confiance éperdue de Thérèse en l'amour miséricordieux de Dieu est la source et l'inspiration fondamentale de sa vie et de ses écrits. Elle y revient constamment comme à un enseignement majeur de l'Évangile, chemin de confiance et d'abandon, « petite voie » d'une « course de géant ». Elle est l'apôtre de la Miséricorde.

Notre difficulté à entrer dans ce message, c'est que nous ne savons pas ce qu'est la Miséricorde de Dieu, si nous n'y avons pas goûté : « Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur » (Ps 33 (34), 9). Nous n'osons pas croire en son immense compassion pour la misère des hommes.

« Moi, si j'avais commis tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance ; je sens que toute cette multitude d'offenses serait comme une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent ». Thérèse sait le poids de ténèbres du péché ; elle a goûté l'angoisse de ceux qui, ayant rejeté Dieu, se trouvent devant l'abîme du néant. Elle a été transpercée par la Miséricorde infinie du Rédempteur portant le péché du monde.

Mais alors, faudrait-il, pour connaître la Miséricorde inépuisable de Dieu Bon, être un grand pécheur, de sorte que les chrétiens moyens que nous sommes, ni saints ni criminels, ne pourraient connaître cette prédilection ?

Précisément, Thérèse nous apprend, par sa « petite voie » que la Miséricorde est aussi, sinon davantage, pour les petits, ceux dont les faiblesses sont quotidiennes. Il y a une miséricorde particulière de Dieu pour ceux qui ont les mains vides de mérites, de vertus, de grandes oeuvres, mais aussi de grands péchés. Une miséricorde pour les tièdes que Jésus n'aime pas particulièrement, sauf dès l'instant où ils remettent à sa miséricorde leur tiédeur, leur affadissement, et se livrent, avec audace, à lui, comme de simples instruments.

Thérèse sait que Dieu est un Père d'une infinie tendresse pour ses enfants. Par Lui et en Lui, toute chose prend de la valeur, même ce qui paraît être un échec. Tout est appel à sa Miséricorde. Thérèse n'a pas eu une vie facile et elle a vécu sa vie de prière comme un combat. Elle s'est efforcée de faire les choses bien ordinaires de sa vie, avec un amour extraordinaire. La sainteté n'est pas compliquée, vivreChrétiennement est simple.

L'expérience montre que toutes sortes de personnes dans le monde sont attirées par « la Petite Thérèse ». Elles éprouvent, mystérieusement, la proximité de son amour pour Dieu et pour tout homme. Sa compassion, son réalisme humain et spirituel, sa manière de répondre aux prières sont des éléments auxquels personne n'est insensible.

Dans un monde où il y a beaucoup de souffrances, de désarrois, le courage de la foi de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus redonne l'espérance. Elle a éprouvé l'urgence de faire connaître l'amour du Christ au monde entier, parce qu'elle s'est livrée à l'Amour. Thérèse a été missionnaire. À son exemple, nous sommes invités à ouvrir des chemins qui permettent aux hommes et aux femmes de notre temps, de rencontrer Jésus. Au coeur de la mission, il y a d'abord la rencontre et l'amour de la personne de Jésus, la découverte de la Miséricorde infinie.

(Extrait de Suivre les pas du Christ, pp. 140-142, – Mgr A.M. de Monléon, Parole et Silence, 30 juin 2014)