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« Mon Seigneur et mon Dieu »
De l’enfer à la Miséricorde et la foi en Jésus ressuscité

Dimanche 19 avril nous fêterons le Dimanche de la Miséricorde et nous entendrons les paroles de Jésus ressuscité à l’apôtre  Thomas «… cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Voici le témoignage de Claire Ly qui, bouddhiste, a lu, un jour, l’encyclique de Jean-Paul II sur la Miséricorde… puis, lors d'une messe, a eu la révélation que Jésus est « Mon Seigneur et mon Dieu ».

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J’étais en enfer

J’étais bouddhiste, non par tradition, mais par conviction. A 22 ans, j’étais professeur de philosophie à Phnom Penh, chef de service à l’Education nationale et traductrice des manuels français en cambodgien.
En 24h, tout a changé. Les khmers rouges ont voulu instaurer une société nouvelle, pure de toute influence occidentale. Ils ont éliminé tous ceux qui, à leurs yeux, pouvaient faire obstacle à leur projet. J’ai perdu tous mes proches, et n’ai pu échapper à la mort que parce que j’étais une femme. Mais comme tous les habitants des villes, j’ai dû partir à la campagne, condamnée aux travaux forcés dans les rizières. J’emmenais avec moi mon petit garçon de 3 ans et j’étais enceinte de ma fille.
L’enseignement sur l’impermanence aurait dû me rendre capable de garder ma sérénité, de ne pas me laisser investir par des sentiments mauvais : la haine, la révolte. Je n’y suis pas parvenue. Je me suis trouvée trop faible pour résister à la violence qui m’était faite. Le plus dur, pour moi, n’était pas la perte de mes biens matériels ou même de mes proches ; c’était de n’être plus moi-même, de n’avoir plus ma véritable personnalité. J’étais en enfer.
Pour continuer à survivre, je me suis construit un objet mental sur lequel transférer tous mes sentiments négatifs. Comme, pour moi, l’Occident était le coupable, j’ai appelé ce bouc-émissaire le « Dieu des occidentaux ». Je ne savais pas s’il existait ou non. J’ai décrété qu’il serait mon interlocuteur, le vis-à-vis qui me permettrait de garder un certain équilibre dans l’anéantissement de mon identité.

Jésus, « Mon Seigneur et mon Dieu »


Un soir, j’ai fait ce que maintenant je pourrais appeler une expérience spirituelle. J’avais invoqué « ce Dieu des occidentaux ». Soudain, j’ai eu l’impression qu’il revendiquait sa propre identité, qu’il était un autre et que de lui me venait une paix extraordinaire. Tout se passait comme s’il me redonnait ma place dans la création, me rendait capable de résister à la violence. Je me demandais cependant s’il ne s’agissait pas d’une illusion. J’ai rencontré le Seigneur dans la boue. Ce n’est qu’après que j’en ai eu la certitude.

En 1980, je suis arrivée en France et j’ai voulu savoir si le « Dieu des occidentaux » était aussi celui des chrétiens. J’ai lu divers articles et, un jour, je suis tombée sur l’encyclique de Jean-Paul II sur la Miséricorde. Elle m’a conduite à l’Evangile. Je percevais Jésus comme un homme extraordinaire. Il m’était difficile d’admettre qu’en même temps il était Fils de Dieu. C’est en allant à une messe que j’y suis parvenue. Au moment de l’élévation de l’Hostie, j’ai eu la révélation qu’il était « mon Seigneur et mon Dieu ».  J’ai compris qu’il dépendait de moi de répondre à son appel.

Peu après, je suis devenue catéchumène et j’ai été baptisée à l’âge de 36 ans. Je sais à présent que je suis une personne unique aux yeux de Dieu. J’ai pris conscience de ma propre faiblesse. Je l’ai acceptée et, dans cette acceptation, j’ai appris qu’il y a en moi une force qui vient d’un Autre et qui fait de moi une personne libre. Le plus important dans ma foi chrétienne est la résurrection du Christ. Pour en parler, j’emploie souvent le mot « résilience », qui signifie la capacité de surmonter les traumatismes qui, dans ma vie, ont été très graves. Ils n’auront pas le dernier mot. La résurrection commence dès maintenant.

Témoignage recueilli par Jean T.

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